
BIOGRAPHIE
Clémentine Doran arrive au spectacle par un détour. Formée à la publicité et au marketing, elle entre d'abord dans le métier par la communication, la régie et la lumière, avant de resserrer peu à peu la spirale de ses envies autour de ce qui l'appelait vraiment : la scène. Intermittente du spectacle de 1996 à 2006, elle se forme alors au théâtre, à la danse et surtout au chant — auprès de Habib Julien, Magalie Pietri, Luc Baron, Jean-Paul Wabotaï et Michelle Zini, par la méthode vocale Unstill Voice et le chant indien de Jean-Marc Lavie (association Ragadoc). Côté basse et formation musicale, elle étudie à l'école Music'Halle de Toulouse, avec Joël Ferron à la basse et Frédéric Schadoroff en formation musicale, avant de perfectionner son jeu auprès d'Erige Cano.
L'écriture s'impose vite comme une évidence : elle pose les textes de son premier projet, le sextet Clem and Co, dont l'album paraîtra finalement sous le nom de Clémentine Doran, à la faveur de son éditeur et avec l'accord des musiciens. Choriste du groupe d'afro-reggae Bingui Jaa Jammy, elle écume pendant trois ans les grands festivals, jusqu'au Burkina Faso, et croise sur scène comme en studio Digital Cut, Freedom Fighters, le Cri de la Couette, Stella Stick Moo ou encore V.A.L (Vers l'Atlantique Loin). Son deuxième album, lui, voit le jour durant des années plus familiales.
Installée à Rabastens, dans le Tarn, depuis 2013, elle devient bassiste et choriste de Tamala Les Aventuriers, groupe de fusion guinéenne. En parallèle, elle accompagne la vie du spectacle « de l'autre côté », en accueillant productions et artistes sur de grandes scènes — du Zénith au Casino Barrière. Puis vient le confinement : avec lui revient son saxophone alto, abandonné depuis l'adolescence, bientôt rejoint par la flûte traversière de sa fille, puis par un magnifique saxophone ténor qui s'invite à la fête.
Aujourd'hui, statut d'intermittente retrouvé, Clémentine Doran défend son troisième album, Je m'aime : treize titres qui explorent la libération des héritages et l'autorisation de devenir pleinement soi, où l'humour et la sincérité avancent main dans la main. Sur scène, seule avec sa voix, sa basse, son saxophone et sa flûte traversière, elle en bâtit l'architecture en direct au looper et au sampler — un univers solo où le groove, le jazz et le funk se mêlent à une écriture qui ne se prend jamais tout à fait au sérieux.
Et parce qu'elle adore collaborer, on la retrouve aussi en duo, en trio, en quatuor, en quintet — et si vraiment vous en voulez plus, on rajoute Philippe aux saxophones.
